Je disais donc,la dame commença par la meilleure amie de ma mère.
Elle demanda le silence et au meme moment des "you-you" vinrent briser ce dernier..
"Tu vas bientot te marier "dit-elle à H..Cette dernière pouffa en se cachant derrière ma mère,mais son rire fut de courte durée car tout à coup,un corbeau,sorti des ténèbres, se posa sur son épaule...Un brouhaha envahit l'assemblée.
La pauvre H..était terrifiée,et comme si celà ne suffisait pas,la dame lui rajouta:
"Malheureuse!!Ton bonheur sera de très courte durée...Profites en bien!C'est le néant,je ne vois plus rien..."
Elle haletait en disant ces dernières paroles,cette dernière vision l'avait très affectée.
Elle fit une pause,se recroquevilla sur elle mème,puis d'un coup d'un seul,s'éleva et dit:"Qui est la suivante?"
Après ce qui venait de se passer,aucune d'entre elles n'osa s'approcher,après une légère hésitation,ma mère ,tenta le tout pour le tout et s'avança...la peur au ventre.
Le calme s'installa à nouveau,et le coeur battant la chamade,ma mère attendait ou plutot apréhendait le verdict qui lui était destiné.
Au loin,une sirène se fit entendre .D'ou pouvait elle provenir?
Aussitot après,des pas de sabots ferrés retentirent sur les pavés du trottoir sans ame qui vive...Les bruits étaient saccadés et cette personne invisible devait boiter.
La vieille dame se tourna vers ma mère,et avec un hochement de la tète,prononça ces paroles:
"Ton futur époux débarquera d'un bateau,arrivant d'un pays lontain.Mais il faut que tu saches une chose,il aura un handicap d'un membre.Et ta vie sera avec lui et aucun autre..."
Ce fut tout,ma mère et son amie s'en retournèrent vers leur foyer respéctif,sans mot dire,encore sous le choc de ce qu'elles venaient de vivre...
Ces présages étaient ils à la hauteur de la réalité?
Tenez vous prets,vous allez ètre etonnés!!
dimanche 8 juin 2008
mercredi 5 mars 2008
DEMAIN,CET INCONNU, QUI DEVIENDRA AUJOURD'HUI.
Que dire quand on a tellement de choses à dire..Les souvenirs me traversent l'esprit à longueur de journée et je ne me lasserai jamais de les raconter encore et encore.
C'était ce que faisait ma mère,dés que nous nous posions un moment.Nous parler du passé ceci était son plus grand plaisir .Elle commençait ses phrases par "cette année là!",et nous,le sourire aux lèvres nous savions par avance de quoi il était question...Eh oui Maman,je suis devenue comme toi,je radote,je radote...et les enfants ont les mèmes réactions que moi,mais je ne leur en veux pas,car je me dis que la vie est ainsi faite et que nul ne peut y échapper.
Alors pardon Maman si quelques fois je n'ai pas pris le temps de t'écouter.
Mais reprenons l'histoire ou je l'avais laissée.
Ma mère avait un nombre restreint d'amies et l'une d'entre elles était Z..,sa meilleure.Elles avaient entendu parler d'une"voyante" ou d'"une diseuse de bonnes aventures"(qui peuvent etre parfois mauvaises..).
Elles décidèrent donc d'aller la consulter
Cette femme était peu ordinaire car sa façon de procéder très peu commune.Pas de boule de cristal ni de tarrots,elle ne se fiait qu'à son propre instinct,en écoutant le silence de la nuit tombée...Quand le village s'est endormi et que les bruits venus de nulle part,donnent à chaque jeune fille un aperçu de ce que sera demain.
Dans un endroit isolé,la dame se mettait au centre et les filles formaient un cercle autour d'elle.Elles attendaient,le coeur accroché à ses lèvres,que leur destin soit prononcé.
Que de naiveté dans leurs yeux...Mais à cette époque là,bien souvent,naiveté rimait avec vérité...et,de vérités,elle ne les a pas privées.
C'était ce que faisait ma mère,dés que nous nous posions un moment.Nous parler du passé ceci était son plus grand plaisir .Elle commençait ses phrases par "cette année là!",et nous,le sourire aux lèvres nous savions par avance de quoi il était question...Eh oui Maman,je suis devenue comme toi,je radote,je radote...et les enfants ont les mèmes réactions que moi,mais je ne leur en veux pas,car je me dis que la vie est ainsi faite et que nul ne peut y échapper.
Alors pardon Maman si quelques fois je n'ai pas pris le temps de t'écouter.
Mais reprenons l'histoire ou je l'avais laissée.
Ma mère avait un nombre restreint d'amies et l'une d'entre elles était Z..,sa meilleure.Elles avaient entendu parler d'une"voyante" ou d'"une diseuse de bonnes aventures"(qui peuvent etre parfois mauvaises..).
Elles décidèrent donc d'aller la consulter
Cette femme était peu ordinaire car sa façon de procéder très peu commune.Pas de boule de cristal ni de tarrots,elle ne se fiait qu'à son propre instinct,en écoutant le silence de la nuit tombée...Quand le village s'est endormi et que les bruits venus de nulle part,donnent à chaque jeune fille un aperçu de ce que sera demain.
Dans un endroit isolé,la dame se mettait au centre et les filles formaient un cercle autour d'elle.Elles attendaient,le coeur accroché à ses lèvres,que leur destin soit prononcé.
Que de naiveté dans leurs yeux...Mais à cette époque là,bien souvent,naiveté rimait avec vérité...et,de vérités,elle ne les a pas privées.
dimanche 6 janvier 2008
CES ODEURS VENUES D'AILLEURS...
En ces beaux jours de fètes,
Comment ne pas penser aux oreillettes!
Leur odeur transperçait les murs de notre cuisine;
Et jusque dans mon lit,me taquinait les narines..
A l'aube du premier jour de l'an en cours ,
Qui d'autre que ma mère ,les préparait avec amour ?
D'eau de fleurs d'orangers,elle les parfumait,
De sucre cristalisé,généreusement saupoudrées.
Dans des corbeilles recouvertes de dentelle ,
Elle présentait ces croustillants si fabuleux,
Aux invités venus adresser leurs voeux
En leur disant au creux de l'oreille,
Goutez moi ces merveilles,elles seront croyez moi éternelles,
Pour vous souhaiter une bonne année,parfumée,généreuse et...sucrée !
Comment ne pas penser aux oreillettes!
Leur odeur transperçait les murs de notre cuisine;
Et jusque dans mon lit,me taquinait les narines..
A l'aube du premier jour de l'an en cours ,
Qui d'autre que ma mère ,les préparait avec amour ?
D'eau de fleurs d'orangers,elle les parfumait,
De sucre cristalisé,généreusement saupoudrées.
Dans des corbeilles recouvertes de dentelle ,
Elle présentait ces croustillants si fabuleux,
Aux invités venus adresser leurs voeux
En leur disant au creux de l'oreille,
Goutez moi ces merveilles,elles seront croyez moi éternelles,
Pour vous souhaiter une bonne année,parfumée,généreuse et...sucrée !
mercredi 2 janvier 2008
HEUREUSE ANNEE
Je profite du moment présent,en l'occurrence la nouvelle année ;pour adresser mes voeux à l'humanité entière.La santé d'abord,comme il est coutume et surtout raisonnable de commencer ses voeux..Mais aussi,la paix dans le monde et dans les coeurs.Que l'amour , la générosité ,le partage ,la tolérence et l'indulgence règnent ici bas....comme dans le coeur d'une mère.Excellente Année à Tous .
samedi 8 décembre 2007
LA FILLE AU CHALE ROUGE
J'avais beaucoup de plaisir à écouter l'histoire d'amour de mes parents.Racontée par ma mère bien sur et je sentais quand elle y ajoutait une petite touche personnelle,comme seule une femme sait le faire.Quand on en parlait devant mon père,celui ci acquiéssait de la tète en glissant un petit sourire de coté..C'est bien connu,les hommes en général sont très peu doués pour çà et les Nord Africains en particulier!Ils se sont connus ,il avait 26 ans et elle 18 .Il était caviste chez un très riche colon et habitait au centre du village.Elle était cuisinière chez un colon moyen et vivait à la périphérie du village;un quartier très pauvre et très populaire ou se cotoyaient sans préjugé les Arabes et les Espagnols.L'endroit s'appelait "le village solaire",un nom prédéstiné ou plutot...destiné aux bronzés.Mon père était un vrai bout en train et à toutes ses sorties ma mère l'accompagnait;cinéma,match de foot,bal ..Elle fut donc omniprésente dans sa vie et comme il l'affirmait lui mème;la fille au chale rouge ne le quittait plus!Elle était charmante,coquette mais surtout réservée et timide et par dessus tout digne et très fière d'etre la fille de sa mère qui avait toute confiance en elle ,sans aucune limite et elle a bien su garder les siennes.Elle n'avait pas le choix,etre sur ses gardes c'était ce qu'elle avait de mieux à faire.Au village,pas de compassion pour les filles qui évoluent sans une autorité et une présence paternelle.Ces filles là n'avaient pas droit au bonheur car elles étaient le rebut de la société et à cette époque là,je pèse mes mots.Et de ce fait ,sa relation avec mon père devint vascillante et fébrile et elle sentait qu'elle ne verrait pas le bout du tunnel...et elle avait vu juste;à un point qu'elle mème n'aurait jamais imaginé...
(la photo publiée en haut est celle de ma mère à l'age de 20 ans.)
vendredi 7 décembre 2007
dimanche 2 décembre 2007
ENFIN...ETRE UNE FEMME !
Issus d'une famille très modeste ,ils étaient cinq enfants,quatre filles et un fils unique qui malheureusement décéda vers l'age de quinze ans .Je n'en saurais pas plus au sujet de ce dernier.Ni meme , quand il était question de leur père ,qui mourut peu de temps après.La discussion était quasiment innabordable, voire impossible.nous avions beau demander mes cousines et moi à nos mère respectives,mais chacune nous donnait une version différente de celle de l'autre.quelques brides de réponses de ci de là,mais rien de bien concret.Et,surtout...les enfants n'ont pas besoin de savoir! je pense que tout ceci restera à jamais un mystère et la petite enfance de ma mère très secrete.Un fait est certain,étant orphelines très tot,les filles sont vite passées à l'age adulte afin de subvenir aux besoins familiaux.pour ce qui est de ma mère, sa vraie vie,celle qu'elle a vécue pleinement et dont elle a gardé d'innombrables souvenirs;cette vie a commencé l'été 1946,le jour de son mariage...Dés ce moment là ,elle était une femme et sa vie avait un sens.
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