Quelques temps,ou devrais-je dire peu de temps, àprès que mes grands parents aient mis un terme à leur séparation,il fallait passer à autre chose,toujours selon mes grands-parents....
Autre chose,d'après le problème précédent,c'était de tout mettre en oeuvre pour trouver une femme à leur fils.Tel était pour eux ,le seul remède qui lui ferait oublier ma mère..
Toujours,en fils obéissant,il laissa les choses se mettre en route,sans refuser ni acquiescer,et mème sans trop y croire,peut-etre pensait-il que ceci mettrait du temps à se réaliser..
Ma grand-mère,qui n'était pas femme à faire les choses à moitié et qui avait déjà une idée...ou plutot,une prétendante;derrière la tète,s'empressa d'aller la demander en mariage pour mon père,comme celà se faisait si bien et si facilement à l'époque..
Tout fut très vite réglé,et voilà mon père,bon grès,mal grès ,engagé dans un mariage avec....la meilleure amie de ma mère ...
Ma mère me raconta que cette dernière fut la première a refuser cette union,à se débattre, à s'accuser d'avoir elle-mème un ami,mais en vain,elle était prise au piège,et l'étau se resserrait sur elle.
Elle allait perdre sa meilleure amie,sa liberté...et mème...sa vie.
Le mariage eu bien lieu,une joie et une délivrance pour les parents;un deuil et un étouffement pour les "jeunes mariés"...
Mais les dés étaient jetés,leur vie était tracée...par des parents insensés.
samedi 26 février 2011
dimanche 6 février 2011
Tes valeurs sont miennes ....
Elle veut partager sans réserve des émotions fortes et irréductibles qui donnent son véritable sens à la vie,mais sa quète du beau demeure permanente dans ce que le monde a de plus ordinaire ,car elle est convaincue que l'ordinaire est voisin de la vérité ..
Oui,qui d'autre qu'une personne simple,honnète,belle dans son ame,une personne tout a fait...ordinaire,puisse etre vraie...
Elle veut soulager la douleur des ames dans un monde menacé par la houle d'une marée marchande et usurière...
Elle m'a légué sans prétentions,les modestes outils de sa candeur pour décrypter les messages du bonheur,les plus simples...ceux que l'on a du mal à reconnaitre..
Mais elle ne désespère pas de réveiller en nous ,l'énergie miracle ,en nous offrant une clé ciselée ,dans son écrin d'espoir...
Oui,qui d'autre qu'une personne simple,honnète,belle dans son ame,une personne tout a fait...ordinaire,puisse etre vraie...
Elle veut soulager la douleur des ames dans un monde menacé par la houle d'une marée marchande et usurière...
Elle m'a légué sans prétentions,les modestes outils de sa candeur pour décrypter les messages du bonheur,les plus simples...ceux que l'on a du mal à reconnaitre..
Mais elle ne désespère pas de réveiller en nous ,l'énergie miracle ,en nous offrant une clé ciselée ,dans son écrin d'espoir...
dimanche 30 mai 2010
Ce jour ,que tu aimais tant...........
Comment passer à coté de cette fète qui était si chère à ton coeur? La fète des mères,un jour que tu attendais ,tu me demandais toujours ,au mois de Mai,"ce n'est pas bientot la fète des mères?ce n'est pas le dernier dimanche de Mai?"et pour te taquiner,je repoussais la date pour garder aussi l'effet de surprise.
Mais impossible,avec toi,il fallait que tu le saches,qui à part toi-mème devait préparer la tarte aux citrons ? C'était ta fète,mais non ,c'était à toi de la faire,car tu savais que personne ne la réussirait mieux que toi,ta tarte aux citrons,tout le monde en raffolait.
Cette tarte,présente à toutes les occasions,était pour toi le moyen d'attirer tes enfants,une sorte d'appat incontournable...Faire plaisir,faire plaisir,faire plaisir.......tel était ton seul et unique souci....ton seul et unique plaisir..
Ta fète ,nous aurions du la célébrer tous les jours car tu étais toi-mème un cadeau ,et nous n'avons pas assez profité de ta présence,pas assez mangé de tartes aux citrons.....elle n'aura jamais le mème gout.
Tu trouvais toujours une excuse pour les absents,pour ceux qui avaient oublié la fète des mamans,ceux qui avaient oublié qu'ils avaient une maman,ceux qui ne pensaient plus à ta tarte aux citrons...
Et tu n'as jamais cessé d'aimer les fètes pour remplir ton petit coeur de joie et te redonner de l'espoir...
L'espoir que l'année suivante,nous serions tous réunis pour déguster...ta tarte aux citrons...
Que de tortures pour un coeur si fragile,pour un coeur plein d'amour,pour une maman unique...
Bonne fète Maman,comme çà me manque de te le dire,je le dis à mes filles ,pour m'entendre le dire...
Tu n'auras jamais plus le souci de penser à "qui viendra partager avec toi ,ta tarte aux citrons",ne te tourmente plus,tu as enfin trouvé le repos éternel.
Je t'aime Maman...tu me manques tellement.......et ta tarte aux citrons...aussi.
Mais impossible,avec toi,il fallait que tu le saches,qui à part toi-mème devait préparer la tarte aux citrons ? C'était ta fète,mais non ,c'était à toi de la faire,car tu savais que personne ne la réussirait mieux que toi,ta tarte aux citrons,tout le monde en raffolait.
Cette tarte,présente à toutes les occasions,était pour toi le moyen d'attirer tes enfants,une sorte d'appat incontournable...Faire plaisir,faire plaisir,faire plaisir.......tel était ton seul et unique souci....ton seul et unique plaisir..
Ta fète ,nous aurions du la célébrer tous les jours car tu étais toi-mème un cadeau ,et nous n'avons pas assez profité de ta présence,pas assez mangé de tartes aux citrons.....elle n'aura jamais le mème gout.
Tu trouvais toujours une excuse pour les absents,pour ceux qui avaient oublié la fète des mamans,ceux qui avaient oublié qu'ils avaient une maman,ceux qui ne pensaient plus à ta tarte aux citrons...
Et tu n'as jamais cessé d'aimer les fètes pour remplir ton petit coeur de joie et te redonner de l'espoir...
L'espoir que l'année suivante,nous serions tous réunis pour déguster...ta tarte aux citrons...
Que de tortures pour un coeur si fragile,pour un coeur plein d'amour,pour une maman unique...
Bonne fète Maman,comme çà me manque de te le dire,je le dis à mes filles ,pour m'entendre le dire...
Tu n'auras jamais plus le souci de penser à "qui viendra partager avec toi ,ta tarte aux citrons",ne te tourmente plus,tu as enfin trouvé le repos éternel.
Je t'aime Maman...tu me manques tellement.......et ta tarte aux citrons...aussi.
mercredi 5 mai 2010
Comment font-ils ?
Oui...comment font-ils,tous ces gens ,de partout,de tous les milieux.....en très peu de temps,comment font-ils,pour arriver à écrire un livre,une histoire,une vie...
Je me suis toujours posée la question,car je sais ,moi,que ce n'est pas évident,ce n'est pas facile,surtout quand il s'agit d'un passé douloureux,il faut d'abord se le remémorer,le mettre en place et le revoir,le visualiser comme si c'était hier et mème le revivre parfois....et...mon Dieu comme c'est dur..
Faire le tri,certaines choses ne doivent pas ètre révélées,par respect pour les disparus et pour les présents aussi,par crainte de choquer,de désappointer ou mème de décevoir ceux que l'on aime,ceux qui portent un intéret particulier à notre vécu.
Tout dire en vrac n'est pas la méthode idéale.Situer chaque évènement dans son contexte de l'époque afin qu'il soit compris et mieux accepté;ne doit pas ètre négligé.
Une fois que les doigts ont reçu l'ordre d'écrire,que les souvenirs se succèdent,que les émotions surgissent,que le désir de tout dire devient une nécessité....àlors là,tout controle semble vain...
Donc,c'est pour tout celà,que "mamèremonunivers",a fait une "trève" durant une année..
Pour reprendre mon souffle,pour me replonger,bien qu'elle ne m'ait jamais quittée,;dans l'univers de ma mère.
Pour revivre sa vie,avant moi,avec moi...et penser à ce qu'elle aurait pu ètre ,entourée de ses petits-enfants et de...ses arrières petits- enfants,qu'elle n'a pas connus et qui auraient tant aimés,eux aussi ...l'appeler...Nèna.
Je me suis toujours posée la question,car je sais ,moi,que ce n'est pas évident,ce n'est pas facile,surtout quand il s'agit d'un passé douloureux,il faut d'abord se le remémorer,le mettre en place et le revoir,le visualiser comme si c'était hier et mème le revivre parfois....et...mon Dieu comme c'est dur..
Faire le tri,certaines choses ne doivent pas ètre révélées,par respect pour les disparus et pour les présents aussi,par crainte de choquer,de désappointer ou mème de décevoir ceux que l'on aime,ceux qui portent un intéret particulier à notre vécu.
Tout dire en vrac n'est pas la méthode idéale.Situer chaque évènement dans son contexte de l'époque afin qu'il soit compris et mieux accepté;ne doit pas ètre négligé.
Une fois que les doigts ont reçu l'ordre d'écrire,que les souvenirs se succèdent,que les émotions surgissent,que le désir de tout dire devient une nécessité....àlors là,tout controle semble vain...
Donc,c'est pour tout celà,que "mamèremonunivers",a fait une "trève" durant une année..
Pour reprendre mon souffle,pour me replonger,bien qu'elle ne m'ait jamais quittée,;dans l'univers de ma mère.
Pour revivre sa vie,avant moi,avec moi...et penser à ce qu'elle aurait pu ètre ,entourée de ses petits-enfants et de...ses arrières petits- enfants,qu'elle n'a pas connus et qui auraient tant aimés,eux aussi ...l'appeler...Nèna.
lundi 6 avril 2009
Espérances et destin ont du mal a se rejoindre parfois...
Ma mère n'y croyait plus,mon père n'osait plus en parler à ses parents et ils firent le deuil de leur amour.
De fil en aiguille,de jour en jour,les rencontres s'espacèrent,un fossé s'installa puis ils se séparèrent sans trop savoir comment ils en étaient arrivés là...
Peut-etre avaient-ils simplement assez de lutter,de croire,d'espérer,tout en sachant au fond d'eux que les dés étaient jetés et que le sort avait gagné...
Ils se résignèrent donc,abondonnant leur rève.
Pour ma mère ce fut très douloureux bien sur mais comme elle était très sage et très croyante,elle se dit;peut-etre aussi pour se rassurer,que tel était son destin et que personne n'y pouvait rien.
Pour mon père,cette séparation fut plus pénible ,ne trouvant aucun réconfort auprès des siens,comme l'on peut s'en douter.
Il fit bonne figure,dut mème paraitre très heureux en face de ceux qui l'avait arraché "des griffes" de sa bienaimée.
C'est ainsi que devait,à l'époque,se comporter "un fils de bonne famille"...
Mais mes grands-parents allaient payer le prix cher ce qu'ils venaient de faire...
De fil en aiguille,de jour en jour,les rencontres s'espacèrent,un fossé s'installa puis ils se séparèrent sans trop savoir comment ils en étaient arrivés là...
Peut-etre avaient-ils simplement assez de lutter,de croire,d'espérer,tout en sachant au fond d'eux que les dés étaient jetés et que le sort avait gagné...
Ils se résignèrent donc,abondonnant leur rève.
Pour ma mère ce fut très douloureux bien sur mais comme elle était très sage et très croyante,elle se dit;peut-etre aussi pour se rassurer,que tel était son destin et que personne n'y pouvait rien.
Pour mon père,cette séparation fut plus pénible ,ne trouvant aucun réconfort auprès des siens,comme l'on peut s'en douter.
Il fit bonne figure,dut mème paraitre très heureux en face de ceux qui l'avait arraché "des griffes" de sa bienaimée.
C'est ainsi que devait,à l'époque,se comporter "un fils de bonne famille"...
Mais mes grands-parents allaient payer le prix cher ce qu'ils venaient de faire...
mercredi 21 janvier 2009
la désillusion...quelle désolation...
IL est grand temps que je reprenne mon récit,je dois bien çà à tous ceux qui ont suivi le fabuleux destin de...ma mère.
je pense que le suspence a assez duré,et je me dois de révéler le chemin qu'elle a parcouru depuis sa visite chez "la voyante".
Tout se déroulait normalement pour elle,entre son travail,les aprés midi avec sa meilleure amie Z ,et les week end avec mon père.Pour elle,tout était parfait.
Jusqu'au jour ou mon père décida qu'il était temps d'officialiser leur relation et surtout temps de prendre son courage à deux mains et affronter ses parents afin qu'ils aillent demander la main de ma mère.
Mais comme il s'en doutait la tache ne fut pas facile et sa requete fut sans appel ni recours.
En effet,non seulememnt mes grands parents refusèrent catégoriquement d'accéder à sa demande,mais l'assaillirent de reproches,de brimades,prétendant qu'elle n'était pas assez bien pour lui,qu'elle n'était pas digne d'etre des leurs,en résumé,qu'elle n'était pas digne du tout,vu l'absence de l'autorité paternelle(comme je vous l'avais déjà souligné)...
Ce jour là,mon père avait cru recevoir le ciel sur la tète,il savait ses parents très sévères et surtout très conservateurs,mais là s'en était trop,que faire devant leur résolution ,sa vie,son destin étaient entre leurs mains,pas moyen de se débattre,de résister....il était anéanti.
IL leur devait du respect,de l'obéissance ,de la soumission..
Que dire à cette pauvre fille?IL savait que cette nouvelle lui briserait le coeur,il était torturé.
Mais ses parents étaient formels,rien ne pouvait leur faire changer d'avis.
A partir de ce jour là,tout à basculé pour eux et les prédictions de la vieille dame se sont bien installées sur les rails et l'infernal train sema bien des malheurs sur son passage.
je pense que le suspence a assez duré,et je me dois de révéler le chemin qu'elle a parcouru depuis sa visite chez "la voyante".
Tout se déroulait normalement pour elle,entre son travail,les aprés midi avec sa meilleure amie Z ,et les week end avec mon père.Pour elle,tout était parfait.
Jusqu'au jour ou mon père décida qu'il était temps d'officialiser leur relation et surtout temps de prendre son courage à deux mains et affronter ses parents afin qu'ils aillent demander la main de ma mère.
Mais comme il s'en doutait la tache ne fut pas facile et sa requete fut sans appel ni recours.
En effet,non seulememnt mes grands parents refusèrent catégoriquement d'accéder à sa demande,mais l'assaillirent de reproches,de brimades,prétendant qu'elle n'était pas assez bien pour lui,qu'elle n'était pas digne d'etre des leurs,en résumé,qu'elle n'était pas digne du tout,vu l'absence de l'autorité paternelle(comme je vous l'avais déjà souligné)...
Ce jour là,mon père avait cru recevoir le ciel sur la tète,il savait ses parents très sévères et surtout très conservateurs,mais là s'en était trop,que faire devant leur résolution ,sa vie,son destin étaient entre leurs mains,pas moyen de se débattre,de résister....il était anéanti.
IL leur devait du respect,de l'obéissance ,de la soumission..
Que dire à cette pauvre fille?IL savait que cette nouvelle lui briserait le coeur,il était torturé.
Mais ses parents étaient formels,rien ne pouvait leur faire changer d'avis.
A partir de ce jour là,tout à basculé pour eux et les prédictions de la vieille dame se sont bien installées sur les rails et l'infernal train sema bien des malheurs sur son passage.
vendredi 12 septembre 2008
Ramadan dans le temps, passé mais jamais oublié...
Il a fallu que ma fille en parle, pour que ce déclic surgisse et que je me dise "pourquoi n'y ai-je pas pensé?Bien que les souvenirs envahissent mes pensées chaque jour que DIEU fait,pourquoi donc ne pas raconter une journée de Ramadan,de ma vie d"adolecente avec mes parents...
La journée commençait toujours très tot pour ma mère et finissait très tard.
Dès que la grand-mère avait trait les vaches,ma mère l'attendait pour faire le petit lait(leben) et le babeurre.Elle versait le lait caillé de la veille dans des faisselles de différentes formes ,que l'on savourait avec du sucre en poudre.
Ensuite c'était au tour de la galette.Elle en faisait en grande quantité,nous étions assez nombreux,et en ce mois sacré la maisonnée ne désemplissait pas.
Puis elle préparait sa fameuse chorba au gout irremplaçable et innégalable,cuite au feu de bois,sur un "majmare"(sorte de récipient en terre cuite)La particularité de cette préparation au gout unique venait non seulement du fait que la cuisson se faisait sur braises,mais aussi qu'elle couvrait la marmite par une passoire ou plus précisément un couscoussier dans lequel elle rangeait des tomates concassées,qui lachaient leur jus petit à petit...
Tel était son secret .
Elle n'oubliait surtout pas de rangeait quelques poivrons à coté sur les braises.Et de là s'échappait une odeur que j"ai toujours en mémoire.
Il fallait qu'avant l'heure du f'tour(repas du Ramadan),le café soit prét,car les adultes,ma mère,mon père,ma grand-mère et une tante en buvaient au début du repas ,parfumé à la cannelle,au carvi et à l'eau de fleurs d'orangers.
Mon role consisté à dresser "les tables",la grande pour mon père,mon frère ma cousine et moi;et la petite,basse pour les femmes...
Une tache que je ne devais en aucun cas oublier était la suivante:poser prés de l'assiette de mon père,son paquet de cigarettes...Une lourde responsabilité,croyez moi!!!
Les veillées étaient longues,autour de ma grand-mère,car tous les soirs mes tantes venaient avec mes cousins et cousines et çà chahutait de partout...
Ma mère ne s'arrétait jamais,ou juste à peine le temps de siroter quelques gouttes de café,puis se dirigeait à nouveau vers la cuisine pour servir encore et encore...des crèmes-dessert,du flan-caramel,du gateau de semoule,une crème anglaise...le défilé ne s'arrétait jamais.Et,pour couronner le tout,juste avant que chacun retourne dans sa demeure,elle leur servait de grandes jattes pleines de mesfouf bien beurré (couscous fin)aux raisins secs,au sucre et à la cannelle,servi avec du petit lait frais.
Nous allions tous nous mettre au lit ,mais toi ma chère maman tu n'arretais jamais.Tu lavais la vaisselle,tu faisais du rangement...jamais fatiguée!
Et,comme si celà n'était pas suffisant,tu revenais nous servir le s'hor (repas pris avant le levér du jour),tout doucement sans faire de bruit,en ayant traversé la grande cour qui séparait ta chambre des notres,par n'importe quel temps!!!
Pour toi tout était naturel,logique ,c'était dans l'ordre des choses ;et tu ne te plaignais jamais.
Pour tout ceci ma chère Maman,je te dis mille fois merci et qu'en ce mois sacré de Ramadan toutes tes bonnes actions soient récompensées car je sais que tu es au paradis.
Il ne peut pas en etre autrement.
La journée commençait toujours très tot pour ma mère et finissait très tard.
Dès que la grand-mère avait trait les vaches,ma mère l'attendait pour faire le petit lait(leben) et le babeurre.Elle versait le lait caillé de la veille dans des faisselles de différentes formes ,que l'on savourait avec du sucre en poudre.
Ensuite c'était au tour de la galette.Elle en faisait en grande quantité,nous étions assez nombreux,et en ce mois sacré la maisonnée ne désemplissait pas.
Puis elle préparait sa fameuse chorba au gout irremplaçable et innégalable,cuite au feu de bois,sur un "majmare"(sorte de récipient en terre cuite)La particularité de cette préparation au gout unique venait non seulement du fait que la cuisson se faisait sur braises,mais aussi qu'elle couvrait la marmite par une passoire ou plus précisément un couscoussier dans lequel elle rangeait des tomates concassées,qui lachaient leur jus petit à petit...
Tel était son secret .
Elle n'oubliait surtout pas de rangeait quelques poivrons à coté sur les braises.Et de là s'échappait une odeur que j"ai toujours en mémoire.
Il fallait qu'avant l'heure du f'tour(repas du Ramadan),le café soit prét,car les adultes,ma mère,mon père,ma grand-mère et une tante en buvaient au début du repas ,parfumé à la cannelle,au carvi et à l'eau de fleurs d'orangers.
Mon role consisté à dresser "les tables",la grande pour mon père,mon frère ma cousine et moi;et la petite,basse pour les femmes...
Une tache que je ne devais en aucun cas oublier était la suivante:poser prés de l'assiette de mon père,son paquet de cigarettes...Une lourde responsabilité,croyez moi!!!
Les veillées étaient longues,autour de ma grand-mère,car tous les soirs mes tantes venaient avec mes cousins et cousines et çà chahutait de partout...
Ma mère ne s'arrétait jamais,ou juste à peine le temps de siroter quelques gouttes de café,puis se dirigeait à nouveau vers la cuisine pour servir encore et encore...des crèmes-dessert,du flan-caramel,du gateau de semoule,une crème anglaise...le défilé ne s'arrétait jamais.Et,pour couronner le tout,juste avant que chacun retourne dans sa demeure,elle leur servait de grandes jattes pleines de mesfouf bien beurré (couscous fin)aux raisins secs,au sucre et à la cannelle,servi avec du petit lait frais.
Nous allions tous nous mettre au lit ,mais toi ma chère maman tu n'arretais jamais.Tu lavais la vaisselle,tu faisais du rangement...jamais fatiguée!
Et,comme si celà n'était pas suffisant,tu revenais nous servir le s'hor (repas pris avant le levér du jour),tout doucement sans faire de bruit,en ayant traversé la grande cour qui séparait ta chambre des notres,par n'importe quel temps!!!
Pour toi tout était naturel,logique ,c'était dans l'ordre des choses ;et tu ne te plaignais jamais.
Pour tout ceci ma chère Maman,je te dis mille fois merci et qu'en ce mois sacré de Ramadan toutes tes bonnes actions soient récompensées car je sais que tu es au paradis.
Il ne peut pas en etre autrement.
Inscription à :
Articles (Atom)